Cet article synthétise les progrès de la connaissance d’une affection « déroutante » pour le clinicien et le chirurgien orthopédiste qui redoutent sa récidive et sa chronicité. De « Causalgie », évoquant une douleur chaude, disproportionnée à l’événement précipitant ; elle devient « une douleur vivante », parfaitement observée par le Pr. René Leriche qui soulignera la participation neuro-végétative de l’individu tout entier, en réponse à l’agression tissulaire.
Son classement en Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC) l’éloigne du mythe de la douleur d’une personne. Depuis, sa véritable cause échappe à des thérapies qui ne semblent soulager que des symptômes. Le raisonnement anatomophysiologique nous permet de l’aborder de façon intégrative et holistique. D’autant plus qu’une étude australienne de 2019 démontre que la phase congestive initiale et locale, devient auto-entretenue par une réaction antigénique (Lymphocytes T CD4 et CD8 à mémoire centrale et longue durée de vie) comprenant une neuro-inflammation. La réponse auto-immune est intéressante ; signant le dépassement du « Syndrome Général d’Adaptation » par un événement multifactoriel et la participation des fonctions neurologiques centrales.
La fréquence de l’algodystrophie, en période physiologique de demande d’hormones anabolisantes (oestrogènes) révèle son caractère de pathologie d’exclusion, sur « un terrain » individuel et spécifique où la prévention est une pierre de touche du traitement. L’avenir de « l’Algo » rejoint le paradigme de « concession de l’organisme » dans l’expression d’une maladie.
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