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La journée mondiale de la vie sauvage (Nations Unies 1973) est célébrée le 3 mars de chaque année pour nous rappeler combien nous est nécessaire la préservation de la faune et de la flore sauvages. Cette année, étaient concernées plus précisément les plantes médicinales et aromatiques. Les principales conclusions ont été la reconnaissance du lien direct entre biodiversité végétale et santé humaine, l’appel à mieux réguler le commerce des plantes médicinales, le lancement ou renforcement de programmes de conservation et de culture durable, la mise en valeur des savoirs traditionnels et des communautés locales, ainsi qu’une large mobilisation éducative mondiale.
Dans cet esprit je vous propose trois articles passionnants en lien avec cette journée : tout d’abord trois praticiennes, dans le cadre du DU de « Santé Planétaire Santé Durable », explorent l’idée que le contact avec les milieux naturels contribuent à la prévention et l’amélioration de nombreuses affections tant physiologiques que psychiques. De même la sylvothérapie, pratique traditionnelle ancestrale au Japon s’inscrit dans une politique de santé nationale au carrefour d’une médecine alternative, environnementale et préventive. N’oublions pas le monde agricole qui domestique, récolte et transforme les végétaux. Une étude comparée de deux plantes médicinales à l’itinéraire technique très différent, le romarin (Rosmarinus officinalis) et la reine des prés (Filipendula ulmaria) montre la complexité du métier de producteur de Plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales (PPAM).
Dans le cadre d’une approche intégrative, une infectiologue hospitalière, précise qu’elle est souvent confrontée à des cystites récidivantes fréquentes et à l’utilisation récurrente des antibiotiques à l’origine de nombreux effets secondaires, dont la sélection de bactéries multirésistantes. C’est pourquoi l’auteure propose une étude mettant en évidence l’intérêt de l’apport de la phytothérapie et de l’aromathérapie avec une réduction des épisodes infectieux, de l’utilisation des antibiotiques, et une pleine satisfaction des patientes !
Et pour finir, une fiche clinique sur la dysbiose buccale dans les pathologies parodontales et son impact sur la santé systémique trop souvent négligée alors même qu’elle peut être à la base de nouvelles stratégies préventive, intégrative et thérapeutique de modulation bactérienne.
Je vous propose aussi de nous retrouver lors de la prochaine journée romande de phytothérapie à Lausanne consacrée à la gériatrie ; vivre plus longtemps est aujourd’hui une réalité mais comment faire en sorte que ces années gagnées soient vécues en bonne santé, dans un corps en équilibre et un esprit serein ? C’est dans cette quête de mieux-vivre que la phytothérapie moderne trouve tout son sens !
Au plaisir de vous rencontrer.
Danielle Roux Rédactrice en chef