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Je voudrais tout d’abord vous présenter mes meilleurs vœux pour l’année 2026 sachant que le contexte économique et politique est plutôt stressant : narcotrafic qui s’étend, guerres, terrorisme, explosion de l’antisémitisme en Europe, hôpitaux débordés… comment faire pour mieux supporter ??
De nombreux patients se tournent vers une consommation en benzodiazépines dont on connaît les effets délétères à long terme… Pourquoi ne pas tester nos plantes sédatives, anxiolytiques, spasmolytiques…, et en particulier la Passiflore, Passiflora incarnata, par exemple laquelle en outre faciliterait le sevrage. Ainsi est-il proposé un article complet et pratique rédigé par une psychiatre suisse qui a proposé une alternative aux BZD en réponse à une rupture de stock pendant la période Covid… Les résultats sur un panel restreint, il est vrai, sont surprenants d’efficacité avec une diminution de la pharmacodépendance et une adhésion de certains patients qui continuent à les utiliser régulièrement. Il est vrai que les médecins Suisses, hors CEE prescrivent des médicaments à base de plantes avec une prise en charge par les assurances maladie.
Autre prescription possible recommandée en période hivernale où nous sommes assaillis par les virus, bactéries… de l’hiver : un article sur la propolis rouge du Brésil, très bien documenté, elle présente une action antimicrobienne à large spectre ; de plus, elle inhibe les biofilms responsables de résistances aux antibiotiques tout en renforçant leur efficacité en cas de prise d’antibiotiques !
À propos de l’usage du fenouil contre-indiqué chez la femme allaitante et le nourrisson, rappelons qu’il faut toujours faire la différence entre un actif isolé de la plante, ses indications, contre-indications et effets secondaires et la plante avec son totum d’actifs. En effet, la toxicité d’un composé isolé n’est pas transposable au totum de la plante. Il faut tenir compte de l’effet modulateur de certains composés lorsque le totum de la plante est utilisé. Par exemple, dans le cas du fenouil les flavonoïdes inhibent la formation des métabolites de l’estragol, (qui seraient cancérogènes).
Il est vrai aussi que le principe de précaution peut se justifier quand les compléments alimentaires sont en vente libre en Europe avec un accès du public sans le filtre des professionnels de la santé ! Filtre qui n'existe que si les professionnels de la santé sont formés à la phyto-aromathérapie et micronutrition, ce qui n'est pas toujours le cas et qui complique l’ensemble…
Enfin profitant d’une opportunité offerte par l’association Alumni & Amis de l’AP-HP, j’ai pu coorganiser le 27 novembre dernier, une soirée qui s’est tenue à la mairie du XVe à Paris en présence de responsables de L’AP-HP, avec une réflexion sur la médecine intégrative et les thérapies complémentaires qui mériteraient d'être initiées aux professionnels de santé au cours de leurs cursus universitaires ?
Encore très bonne année et à bientôt.
Danielle Roux Rédactrice en chef