Notre cerveau (1500 cm3) ne représente que 2 % du poids de notre corps tout en consommant 20 % de l’énergie totale de ce dernier. Il assume un double rôle : celui de son propre fonctionnement en tant qu’organe et celui de chef d’orchestre qui dirige tous ses musiciens pour cocréer ensemble une remarquable symphonie… Car, même s’il paraît isolé et protégé par la barrière hématoencéphalique (BHE), le cerveau est en communication permanente avec le reste du corps afin d’en assurer l’homéostasie.
Le fonctionnement ultrasophistiqué du cerveau est loin d’avoir livré tous ses secrets. En revanche, le constat est sans appel : notre mode de vie actuel contrecarre et met en péril l’optimisation de ses performances. L’hygiène de vie apparaît comme un facteur clé :
- Bien que notre cerveau soit programmé pour rester à l’affût de toute menace potentielle, la vie urbaine trépidante, bruyante et en recherche constante d’immédiateté, maintient le cerveau en mode « vigilance permanente » générant une sur-sollicitation de différents systèmes, ce qui, à terme, impacte la santé mentale : stress, anxiété, troubles de l’humeur, troubles du sommeil, troubles cognitifs, etc. C’est ainsi que la stimulation continue de l’amygdale cérébrale affecte notre émotivité et augmente l’anxiété [1].
- Inversement, notre cerveau est souvent en manque de silence, d’états de repos, de lumière naturelle et de lien à la nature. De même, il va de soi que nos émotions, le fait d’être heureux de vivre, les relations sociales, le contact avec la beauté sont également des points essentiels. Or tous ces éléments participent à la régénération du cerveau. Par exemple, la végétalisation des villes impacte positivement les fonctions cérébrales, notamment sur la mémorisation et la concentration [2].
- Enfin, un autre agent malheureusement souvent sous-estimé dans la population, est également fondamental pour la santé du cerveau : l’alimentation [3]. Huit personnes sur dix ont un cerveau dénutri. Le régime alimentaire ultra-industriel essentiellement composé d’aliments bas de gamme, ultratransformés et accompagnés d’additifs toxiques est clairement connu pour induire les maladies de civilisation (cancer, diabète, maladies cardiovasculaires, obésité, etc.), mais il affecte aussi le fonctionnement cérébral et contribue assurément à l’émergence ou à l’exacerbation de nombreux troubles : anxiété, stress, dépression, certains troubles de l’attention, etc.
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